Mandriva 2006 PowerPack+
Par
2Eurocents (2eurocents.developpez.com) BWP-Necromance (BWP-Necromance.developpez.com)
La distribution mandriva la plus complète est sans doute la
distribution PowerPack+, elle intègre le système ainsi que toutes les fonctionnalités
d'un serveur. Cette distribution est plus orientée pour les PME-PMI,
offrant une solution de puissance et de simplicité.
A. Test de BWP-Necromance
A1. Introduction
A2. Installation du système
A3. Les bureaux disponibles
3.1. GNOME 2.10
3.2. KDE 3.4
3.3. IceWM
3.4. WindowMaker
3.5. BlackBox
A4. Utilisation de la distribution
A5. PowerPack ou PowerPack+ ?
A6. Screenshots
A7. Conclusion
B. Test de 2Eurocents
B1. Introduction
B2. Premier essai
B3. Premier échec
B4. Premières impressions
B5. Premier bilan
B6. Seconde Installation, Seconde chance
B7. A l'usage
B8. Le bilan
A. Test de BWP-Necromance
A1. Introduction
Mandriva, anciennement Mandrake, est la distribution linux française
de référence. Depuis peu, cette distribution a fusionné avec 2 autres
distributions (d'où le changement de nom): Connectiva et Lycoris, apportant
des fonctionnalités en plus au système.
Dans cette article nous allons présenter ce système en détail et plus
précisément la version PowerPack+ de Mandriva.
La boite PowerPack+ comprend :
- 2 DVD: Une version 32 Bits et 64 Bits
- 2 Manuels: Guide de démarrage et Guide d'administration Serveur (300 pages chacun)
- 7 CD avec 2 spécialement pour le serveur (Heartbeat et drdb)
A2. Installation du système
L'installation du système ne change guère depuis l'époque de la mandrake.
Elle est toujours aussi efficace et d'une simplicité déconcertante.
Elle parcourt la plupart des principales tâches de l'installation:
- Le choix de la langue et du clavier
- La licence
- Choix du niveau de securité (Haute pour un serveur, normal pour un poste de travail)
- Le partitionnement du/des disque(s) installé dans la machine
- Une large sélection de sections de packages avec choix d'installation individuelle
- Le mot de passe ROOT
- La création d'utilisateur
- Gestion des périphériques (X, carte internet, firewall...)
- Mise à jour
L'installation dure environ 30 à 40 minutes selon la machine et selon
les packages à installer. La mandriva installe beaucoup d'applications
assez facilement ce qui permet d'installer un système stable et complet
sans trop voir son fonctionnement - idéal pour les débutants qui veulent
se mettre au monde de linux. Malheureusement, cette méthode peut ne pas
plaire à des utilisateurs expérimentés qui préfèreront une debian ou une
slackware, voir une gentoo.
Néanmoins, la mandriva reste une bonne distribution et intègre urpmi, une
application qui permet d'installer en ligne de commande des application sur le système
avec ces dépendances avec.
Sans compter que cette version (comme la PowerPack) intègre directement
les applciations commerciales et les drivers officiels des cartes
graphiques de type nvidia ou ati, ce qui est un plus et assez agréable.
J'ai été agréablement surpris puisque lors de ma configuration
il était possible d'installer directement les drivers Windows de ma clé wifi USB et
d'avoir le net installer par la suite sans faire 1h de configuration.
De plus l'installation détecte automatiquement le matériel et s'adapte
pour proposer une distribution pour la machine.
Le test a été porté sur une architecture 32 et 64 bit.
A3. Les bureaux disponibles
Il existe plusieurs bureaux, sous la mandriva, dont la liste est ici:
- GNOME 2.10
- KDE 3.4
- IceWM
- WindowMaker
- BlackBox
Nous allons les décrire ci-dessous.
3.1. GNOME 2.10
 Le bureau GNOME
Le bureau GNOME en version 2.10 est sans aucun doute l'un des meilleurs
bureaux qui existe sous Linux et en particulier sur cette distribution.
Comme le montre le screenshot ci-dessus, on peut voir un bureau simple
précis et agréable pour travailler. De plus, GNOME - plus axé coté entreprise -
est nettement plus rapide que KDE. Et rajouter un wallpaper au couleur
de la mandriva ne fait qu'améliorer encore plus le bureau.
3.2. KDE 3.4
 Le bureau KDE 3.4
Le bureau KDE en version 3.4, moins bien que GNOME (avis personnel) ne s'en
laisse pas défaire. Il intègre une multitude d'applications intéressantes
et des thèmes qui font défaut sur GNOME. KDE est plus orienté pour les
utilisateurs qui font un usage personnel. Toutefois, comme dit plus haut, je remarque
une petite lenteur assez désagréable lors de chargement d'application
comme firefox, kdevelop ... etc... mais n'est pas très important
car l'utilisateur s'y fera sans problème.
3.3. IceWM
Le bureau IceWM ressemble à une interface de type Windows, pratique pour les personnes
qui migrent de Windows vers Linux. Interface très sobre et rapide comme
GNOME. Techniquement, c'est un bureau qui ne demande pas
beaucoup de ressources: ideal pour les petites configurations .
3.4. WindowMaker
Le bureau WindowMaker est le bureau typique des système UNIX: simple et rapide.
Sa grande valeur est qu'il marche pratiquement que par des terminaux.
3.5. BlackBox
BlackBox est comme FluxBox, un bureau très simple et qui demande
peu de mémoire. Il est idéal pour les petites configurations ou
pour faire une interface graphique pour un serveur afin de ne pas monopoliser
les ressources de la machine.
A4. Utilisation de la distribution
L'utilisation de la distribution PowerPack+ est très simple. Elle
intègre une large palette d'outils pour permettre à l'utilisateur
d'avoir un système complet installer sur son PC afin de pouvoir réaliser
son travail. Parmi ces applications, on trouve les applications
standards aux stations Linux/Unix comme gcc, apache2, samba, kdevelop...
Bien sûr, vous trouverez également des applications bureautiques comme
OpenOffice 2, la suite gratuite. Avec cette suite,
vous aurez un traitement de texte de bonne qualité compatible avec Word
de Microsoft, un tableur compatible excel, un logiciel de dessin et un logiciel
de base de données.
La distribution ne s'arrête pas à la bureautique et à des applications
de type serveur, elle dispose de tous les outils pour graver des CD/DVD
grâce à k3b, de lire des videos ou des mp3/ogg grace à xine, totem ou xmms.
La distribution est bien fournie pour pouvoir l'utiliser correctement.
A5. PowerPack ou PowerPack+ ?
Ceci est une bonne question, les 2 distributions de la Mandriva propose
un système complet. La différence est que la distribution Powerpack+ propose
500 packages en plus destinés à l'installation d'un serveur complet.
Avec cette destribution, vous pouvez avoir le serveur Haute disponibilité
HeartBeat et drdb.
Maintenant, vu le prix de commercialisation, si vous n'êtes pas une entreprise,
la distribution PowerPack est largement suffisant pour des utilisateurs avancé
sur linux.
A6. Screenshots
A7. Conclusion
La conclusion de cette distribution est plutot mitigée. Certes on a
un système capable de faire beaucoup de choses, des outils propriétaires
à souhait et une facilité déconcertante pour l'utilisation et la configuration.
Mais après l'avoir utilisée, je remarque quelque "bugs" et une petite
lenteur sur KDE, ce qui n'est pas trop gênant pour un utilisateur
standard mais peut gêner un utilisateur avancé.
De ce fait, je vois mal cette distribution ce faire en tant que
serveur, surtout où il faut de la stabilité.
Maintenant il est vrai que la Mandriva n'est pas mauvaise et loin
de là. Elle est parfaite pour débuter dans le monde Linux en proposant
divers outils de configuration comme DrakConf ou autres. On remarquera aussi
l'ajout de la version 64bits dans la boite ainsi que des outils pour serveur
dans la version PowerPack+. L'installation quand à elle est très rapide
et très simple et le matériel même récent est reconnu.
Donc si vous cherchez une distribution facile à utiliser, sûre au niveau
de la sécurité et de ne pas passer des heures et des heures à installer et configurer
, la Mandriva est la distribution qu'il vous faut.
B. Test de 2Eurocents
B1. Introduction
Cet article présente un test de la distribution Mandriva 2006 Powerpack.
Je (2Eurocents) suis utilisateur des distributions de la famille
Mandrake depuis l'origine et la Mandrake 5.1. Je n'ai pas utilisé
ni testé toutes les versions, mais j'ai eu l'occasion d'en apprécier
de nombreuses, avec un long séjour en Mandrake 9.2 et une
migration récente en Mandriva 2005 LE (
La version gratuite à télécharger).
Ce test de la version Mandriva 2006 Powerpack est donc une
occasion de mesurer d'une part l'évolution entre les versions
"annualisées" de ces distributions, et d'autre part le plus
apporté par le PowerPack.
C'est aussi pour moi l'occasion de vérifier les progrès
effectués par cette distribution - qui s'affiche volontairement
"user-friendly" - dans la direction d'un remplacement de
Microsoft Windows sur le poste de travail. En effet, je
suis souvent prescripteur de migration vers les Logiciels
Libres, et Linux en particulier, mais toujours prudent
quant aux possibilités effectives de migration, le support
efficace du matériel et le changement des habitudes de travail
restant trop souvent des freins. Dans cette optique, le
choix d'un test sur un Powerpack (version de la distribution
incluant divers logiciels tierce-partie, parfois propriétaires)
permet de mesurer pleinement le chemin qu'il reste à faire.
Ce test a porté sur une version du Powerpack 2006 téléchargée
sur le site ftp (sécurisé) de Mandriva. Cette version est cependant
conforme à celle que l'on peut trouver dans les boîtes.
A noter, tout de même, qu'il est préférable d'avoir une
connexion rapide, et surtout fiable, pour ne pas avoir à
reprendre le téléchargement en cours, en cas de problème.
Le choix d'un bon logiciel de téléchargement peut aider.
Dans mon cas, il a quand même fallu une journée de téléchargement
pour obtenir un jeu d'ISOs à graver (7 CD).
B2. Premier essai
Le premier essai de cette distribution est mené sur un PC portable,
COMPAQ Armada M700, relativement ancien, ce qui paraît un
gage de sécurité pour le support du matériel, mais encore
efficace sous Microsoft Windows XP.
Cette machine comporte un processeur Intel Pentium III à 600 MHz,
384 Mo de RAM, un disque dur de 5,5 Go et une carte graphique
ATI Mobility.
Le démarrage de l'installation de Mandriva 2006 Powerpack se
passe sur le premier des sept CD.
L'installateur graphique nous permet de naviguer, de choix
en choix, pour la langue d'installation, l'acceptation du
contrat de licence, le choix du clavier, le niveau de
sécurité requis pour la machine ...
A la suite de ces choix, on se trouve confronté au choix de
la destination de l'installation : le partitionnement.
L'objectif sous-jacent au test étant le remplacement de
Microsoft Windows sur le poste, le choix s'impose de
lui-même : "Effacer tout le disque". Le partitionnement
s'effectue alors de manière totalement automatique.
Vient ensuite le choix des paquetages. Le choix, déjà vaste,
des catégories de logiciels peut éventuellement perturber
le néophyte, mais rappelle aussi que le Logiciel Libre est
riche d'applications couvrant tous les domaines, du poste
de bureau (station de travail, bureautique, graphique ou
développement) aux serveurs (mail, web, routage, ...).
Les utilisateurs expérimentés ne manqueront pas de cocher
la case qui leur permettra une "sélection individuelle des
paquetages". Ainsi, ils pourront affiner leur choix de
logiciels à installer, parmi la pré-sélection effectuée
lors de la sélection des catégories.
Pour ce premier essai, on testera, tel un novice, une
sélection de tous les paquetages "Station de Travail",
sauf "LSB", aucun paquetage de "Serveur" et un "Environnement
Graphique/Station de travail KDE".
B3. Premier échec
Une telle sélection de paquetage est cependant vouée à l'échec
sur la configuration utilisée : l'installeur se plaint
immédiatement que "La taille sélectionnée est plus importante
que celle disponible".
Un retour en arrière pour la suppression de quelques catégories
superflues (jeux, documentations, etc.) n'y change rien :
il n'est pas possible d'installer Mandriva 2006 Powerpack ainsi.
Il ne reste alors pas d'autre choix que de recommencer
l'installation au début, mais avec une casquette d'utilisateur
averti, plutôt que celle du béotien que l'on aurait aimé conserver jusqu'au bout.
Le choix d'un partitionnement personnalisé révélera l'erreur
qu'a fait l'outil de partitionnement automatique lors de la
première tentative d'installation : une partition racine (/)
de 3 Go, une partition de donnée (/home) de 1,9 Go, et le reste
du disque en swap (627 Mo). Un choix manuel plus pertinent de
4 Go pour la partition racine, 900 Mo pour les données
utilisateurs et le reste en swap permettra finalement
d'installer les paquetages tels qu'on les a sélectionnés au
premier essai.
L'installation se déroule alors, ponctuée d'écrans publicitaires
pour Skype, Intel ou pour les nouvelles fonctionnalités de
Mandriva 2006, ou ponctuée par les fenêtres de changement de
CD (quand le matériel le permet, l'utilisation d'un DVD au
lieu des 7 CDs est un réel avantage !).
Une fois passée l'introduction du cinquième CD, l'installation
prend un nouveau tournant : les paquets logiciels sont déchargés,
il faut configurer les comptes d'utilisation de la machine.
On configure donc le mot de passe de l'administrateur (root),
et ceux des comptes utilisateurs, ainsi qu'un choix d'icônes
représentant les différents logins. Comme sous les dernières
versions de Microsoft Windows, il est possible de connecter
automatiquement un utilisateur au démarrage de la machine
(ce qui, personnellement, me pose un problème en terme de
sécurité informatique ...).
Vient enfin un récapitulatif de l'installation, où l'on peut
voir en rouge les fonctionnalités critiques qui ne sont pas
encore configurées, telles que "Interface Graphique".
La configuration de ces fonctionnalités se fait sans souci
majeur, les éléments importants (marque et modèle de la carte,
type d'écran) étant détectés automatiquement chaque fois que
possible. On n'oubliera pas d'activer le "Lancement
automatique de l'interface graphique au démarrage", pour
éviter un démarrage à la console qui nous ramènerait vingt
ans dans le passé.
Le temps de finir l'installation, avec d'éventuelles mises
à jour par le réseau, et de redémarrer, et nous voici sous
Linux Mandriva 2006 Powerpack.
B4. Premières impressions
Enfin, voici le premier boot de Mandriva 2006 Powerpack.
Aussitôt passé LILO et son choix entre linux (par défaut)
et un mode failsafe - dont les habitués de Windows comprendront
vite qu'il s'agit d'une sorte de mode sans échec - voici un
gros écran tout noir avec une litanie de services qui défilent,
rythmée par l'affichage d'un [ OK ] vert en face de chaque
nom ... Je croyais ce type d'affichage disparu depuis
quelques versions ... Pour comparaison, ma Mandriva 2005 (Download)
ne le fait que sur demande expresse, et encore, en mode
frame-buffer sur un joli fond bleu.
Enfin, l'interface graphique s'active et l'on voit apparaître
un assistant de prise en main, puis le démarrage de KDE 3.4.
Me voici face à une belle interface graphique, aux menus à
la fois simples et richement fournis.
Tel l'utilisateur moyen, je me lance alors dans le test de
différentes applications. Pour commencer, un peu de traitement
de texte : lancement de OpenOffice Writer ...
... et c'est le drame ...
Le PC se bloque irrémédiablement. Suspectant une lenteur
liée au processeur ancien (mais à 600 MHz, quand même),
je lui laisse 1/4 d'heure de répit. Cela ne suffit pas.
Aucune action n'est possible, pas même le passage en console
([Ctrl]+[Alt]+[Fx]) ou la fermeture du serveur X
([Ctrl]+[Alt]+[Backspace]). Le bouton d'allumage du portable
s'avère tout aussi inefficace. Reste l'arrachage de
l'alimentation et l'extraction de batterie pour avoir enfin
raison de ce plantage.
Le PC redémarre, fort heureusement, sans problème.
La même mésaventure se reproduira, malheureusement, très
rapidement en tentant de lire une playlist d'une trentaine
de fichiers MP3 avec Kafeïne, le lecteur multimédia par défaut.
Par contre, la même liste musicale passera sans problème en
utilisant plutôt Amarok. Bizarre.
La machine répond correctement, OpenOffice accepte finalement
d'être relancé et la session de travail se poursuit sans problème majeur.
L'intégration du plugin Flash, de l'Acrobat Reader et de
Real Player sont un plus réel pour l'utilisateur moyen qui
ne veut pas se casser la tête à essayer de comprendre comment
décompresser une archive ou créer des liens symboliques dans
les répertoires idoines ... c'est parfois confortable de se
reposer sur une intégration bien menée.
Par contre, inexplicablement, la machine se retrouve de nouveau
totalement figée après la pause-déjeuner. Deux heures d'inactivité
lui auront été fatales et rien, dans les logs par exemple,
ne vient expliquer ce plantage.
Pour conclure ce premier test, je fais l'essai du réseau sans-fil.
J'insère dans le portable la carte PCMCIA achetée auprès de Free,
initialement pour équiper ma Freebox, mais supplantée
depuis par un vrai point d'accès. Au démarrage, la carte
PCMCIA est reconnue et prise en compte. Ensuite, dans les options
de configuration du réseau sans fil, il est possible d'aller
renseigner le SSID du réseau auquel je souhaite me connecter,
ainsi que la clé WEP de celui-ci. Avis aux amateurs de sécurité forte :
je n'ai pas vu d'option WPA. Le surf, en WiFi, fonctionne parfaitement.
B5. Premier bilan
 Adobe acrobat reader, real et Flash en action, des logiciels propiétaire fourni avec la distribution
Le bilan de cette première installation est très mitigé.
Certes, l'installation est relativement aisée, à quelques
écueils près. La configuration est facile et souvent assistée
de bulles et textes d'aides assez pertinents. Ces aides sont
cependant assez "pointues" et davantage destinées aux utilisateurs
qui maîtrisent un peu la technique qu'à ceux qui la subissent.
L'utilisation de la distribution est agréable et les applications
fournies sont nombreuses, variées et suffisantes pour la plupart
des besoins courants. Les applications propriétaires intégrées
(Real Player, Acrobat Reader et Flash, notamment) permettront
au débutant de ne pas avoir à parcourir le chemin de croix
de leur installation manuelle. Cela oriente donc bien cette
distribution vers des utilisateurs nouveaux de Linux ou,
tout du moins, des utilisateurs en période de migration.
Si le support de certains matériels est une très agréable
surprise (carte WiFi, notamment), l'instabilité du système
est un problème rapidement agaçant.
Émettant l'hypothèse que cette instabilité peut être liée à
la gestion de l'énergie, sur le portable, j'envisage le test
sur une machine de bureau un peu plus classique.
B6. Seconde Installation, Seconde chance
Le PC utilisé pour cette seconde installation est une machine
qui a été assemblée avec un choix de composants orientés vers
un support de Linux. Il s'agit d'un AMD Athlon XP 2400+,
avec 512 Mo de RAM, un disque dur de 18 Go dédié à Linux,
une carte graphique AGP nVidia Fx 6800 AGP et une carte
graphique PCI Voodoo 3. Le partitionnement est personnalisé
de manière à donner un swap de 1 Go, une partition racine
monolithique de 8 Go en ext3, le reste étant formaté en VFAT
pour permettre des échanges avec le Windows XP cohabitant
sur un autre disque dur.
L'installation se déroule impeccablement, jusqu'à
l'installation de l'imprimante.
Ma Canon i550 sur port USB est bien détectée (sur /dev/usb/lp0),
mais il n'existe pas de pilote. A ce stade, il est peut
être dommage que Mandriva n'intègre pas dans le Powerpack
une solution telle que TurboPrint. Assurément, le support
d'un maximum d'imprimantes personnelles augmenterait
l'attractivité de ce système alternatif chez les particuliers.
Mes multiples cartes graphiques sont bien détectées aussi,
et la configuration du multi-écran avec xinérama est un vrai
régal. Un tout petit bémol pour un de mes écrans CRT qui n'est
pas correctement reconnu et qui, même avec des pilotes génériques,
reste en deçà de ses capacités. Après un premier essai en tri-écran,
je rends les deux écrans empruntés et termine les tests en mono-écran.
B7. A l'usage
Cette nouvelle installation s'avère beaucoup plus stable que
la précédente.
L'affichage tire pleinement partie des pilotes propriétaires
nVidia fournis sur le Powerpack.
Les bureaux, tant KDE que GNOME sont toujours superbes et
fonctionnels.
La version 1.1.5 de OpenOffice.org installée par défaut gagne
cependant beaucoup à être remplacée ou épaulée par la version 2.0.1.
La lecture de DVD dans Kafeïne se fait sans souci, dès
l'introduction de la galette dans le lecteur. Les DVD non
protégés (séries anime par exemple) sont lus directement,
alors que les DVD commerciaux des gros éditeurs nécessitent
l'installation préalable de libdvdcss. Cette contrainte est
précisée au premier démarrage de Kafeïne en mode "lecteur vidéo".
Il convient d'y faire attention, de ne pas l'oublier et
d'aller récupérer un paquetage avec cette librairie pour
pouvoir l'installer, si votre législation vous y autorise.
A noter, certains des économiseurs d'écrans sont véritablement
superbes (les feux d'artifice en OpenGL sur multi-écran (!)),
et la configuration de ceux-ci contient des options qui rappelleront
de bons souvenirs aux utilisateurs d'After-Dark sous Windows
ou sur Macintosh : il est possible d'attribuer aux coins de
l'écran un rôle tel que la "mise en veille immédiate" ou le
"blocage de la mise en veille" quand la souris y stationne
cinq secondes.
Au chapitre du support du matériel, mon (vieux) scanner SCSI
est parfaitement reconnu à travers ma carte Adaptec et le
scan est direct dans Gimp (par exemple). Par contre, ma tablette
graphique Wacom Sapphire, bien que reconnue comme une "souris
USB" par l'outil de configuration du matériel, n'a pas daigné
fonctionner.
Pour conclure cette seconde installation, quelques problèmes
de stabilité d'applications sont quand-même survenus. Ils
n'ont pas mené au blocage de la machine, mais ont empêché
l'installation des mises-à-jours de sécurité, par exemple.
L'application de gestion des paquets télécharge une partie
des mises à jour, puis ne répond plus, tout d'un coup, sans
explication ...
B8. Le bilan
Au final, ce test laisse une impression mitigée.
L'intégration d'applications tierces est excellente mais
pourrait être encore plus poussée (notamment dans le domaine
de l'impression).
Cette distribution est de plus en plus simple à utiliser car
les menus et dialogues sont davantage nettoyés de version en
version. Le fouillis initial et le foisonnement d'applications
redondantes du menu KDE des débuts de Mandrake s'éloigne de
millésime en millésime.
On s'approche visiblement d'un produit de plus en plus
proche de l'utilisateur lambda, ce qui ne peut être que
bénéfique pour une diffusion plus large d'une alternative à
l'omniprésent Windows XP par exemple.
Cependant, comme toujours avec Linux, l'utilisateur averti
pourra toujours "accéder à la mécanique sous le capot".
La console est toujours là, ainsi que de nombreux langages
et compilateurs, ainsi que de nombreuses applications serveurs.
La plupart des besoins peuvent être facilement couverts avec
un peu de compétence dans la configuration.
Cependant, à mes yeux, cette distribution n'est, hélas, pas
à classer parmi les meilleures réalisations de Mandriva, tant
elle est instable - comparée à la Mandriva 2005 Download
Edition par exemple.
Le choix attentif de matériels "relativement" compatibles
avec linux semble améliorer les choses, mais c'est dommage
pour une distribution présentée comme "Grand-Public" de ne
pouvoir tourner sur le PC de monsieur tout-le-monde, qui est
toujours un peu exotique et encore construit majoritairement
autour d'un support MS-Windows.
Un effort supplémentaire pour un support matériel plus large
et plus stable serait méritoire. Accompagné des dernières
évolutions logicielles (KDE 3.5 par exemple), cela pourrait
placer Linux, et particulièrement Mandriva, en challenger
intéressant pour plusieurs des déclinaisons des Microsoft
Windows Vista à venir ...
 
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